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baby_luna

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May 30th, 2006

12:56 am: ***** Contradiction *****
Je suis celle qui se lève le matin en se plaignant, en râlant. Je suis celle qui se contredit à longueur de temps. Je suis celle qui aime se faire désirer mais qui n'assume pas la passion qui peut s'en suivre.

Je suis celle qui pleure quand les autres rigolent, je suis celle qui s'ennuie quand ceux autour d'elles s'amusent. Je suis celle qui voit tout en noir quandtout n'est que joie et plaisir, je suis celle qui voit la vie en rose quand tout n'est que tristesse.
Je suis celle qui pense aux autres avant de s'occuper de ses problèmes. Je suis celle qui se mure dans le silence quand il faut s'exprimer sur des sujets qui la touche. Je suis celle qu'on a envie d'embrasser et de gifler au même moment. Je suis celle qui fuit au lieu d'agir. Je suis celle qui n'arrive pas à faire de choix.

Je suis celle qui se fait manipuler quand elle croit tout contrôler. Je suis celle que vous avez envie de toucher mais vous savez que vous allez vous y brûler. Je suis celle qui déteste vous faire souffrir et qui vous fait souffrir. Je suis celle qui fume cigarette sur cigarette. Je suis celle qui succombe trop vite.

Je suis celle qui vous sourit et qui vous jette. Je suis celle qui ne veut pas s'investir et qui le fait continuellement. Je suis celle qui ne sait pas faire de clin d'œil. Je suis celle qui n'a pas confiance en elle, je suis celle qui accorde trop vite sa confiance. Je suis celle qui vous aime et qui vous déteste. Je suis celle dont on oublie l'anniversaire.

Je suis celle qui ne supporte pas la solitude et qui s'isole. Je suis celle qui change tout le temps d'avis. Je suis celle qui met trop d'espoir dans certaines personnes. Je suis celle qui est continuellement déçue des personnes qui l'entourent. Je suis celle qui déçoit son entourage.

Je suis celle qui change de visage selon la situation. Je suis celle qui s'endort en pleurant. Je suis celle qui doute de tout. Je suis celle qui agit sans réfléchir et qui regrette seulement quand c'est trop tard.

Je suis celle qui veut devenir femme et qui se cache derrière l'enfant qu'elle n'a pas pu être. Je ne suis que moi.

12:38 am: ***** Pénombre *****
La nuit tombe sur mon univers
Ma solitude se lève
Mes rêves deviennent sombres
Mes espoirs s'écroulent

Mes joies sont emportées
Des pensées noires m'envahissent
Des incertitudes et doutes m'emprisonnent
A la lumière de lune mes peurs me pèsent

Les paupières closes je me cherche
Je suis faible face au crépuscule
Une enfance fragile, des plaies anciennes
Mon cœur se déchire

Mon passé refuse de quitter mon présent
Des larmes coulent pour cet enfant
Il n'est pas mien et sera heureux
Une illusion ou un espoir

January 8th, 2006

02:52 am: ***** Une soirée hivernale *****
Un trait noir pour souligner son regard
Un soupçon de rouge sur les joues
Des sous-vêtement foncés, des bas mi-cuisses
Une estafilade à peine ceux-ci enfilés
Elle optera pour les résilles

Elle voulait être belle
Elle aurait voulu briller

Captiver une étincelle dans son regard
Lui faire tourner la tête
Réveiller son envie, son désir

Ce soir, elle est accompagnée de sa solitude
Son miroir lui montre son désespoir
Cette nuit encore, elle dansera avec Morphée

December 22nd, 2005

06:40 pm: *****Une journée d'hiver face à un café … *****
Sur un tabouret, je suis en compagnie de ma cigarette et de mon café… Je regarde le monde qui tourne, se détourne de moi… Les gens ont la mine grise, un sourire d'enterrement…

Un homme plus vieux que mon père me sort: "vous êtes mignonne", trois hommes grisonnants discutent des nominés de la Star Ac, deux bonnes sœurs commandent leur stock de café pour l'année qui va suivre…

Je plonge mon regard dans le fond de ma tasse, une envie de m'y noyer …

Pourrais-je avoir un autre café s'il vous plait?
Je fais glisser le sucre dans cette eau noire
J'ouvre délicatement le pot de lait, mais non il préfère mon pantalon à ma tasse …
L'heure de ma montre ne me plait pas, trop de temps à tuer…

Les gens défilent, se pressent et j'essaie de décompresser …
La foule me saoule…
Un enfant pleure…
Je me rallume une clope …

December 5th, 2005

10:46 pm: *****Un soir de doute parmis tant d'autres*****
Vingt années d'écoulée…
Doute, incertitude … Mon quotidien
J'ai mal, je pleure, je brise tout
J'ai peur de perdre ce qui est peut-être
Déjà perdu depuis trop longtemps
J'attends, l'aiguille tourne autour de son axe
Les jours défilent sur le calendrier
Rien n'a changé, tout s'est renforcé
Ce tout rime plus avec tristesse que joie
Où est mon bonheur?
Est ce que j'ai le droit de jouir de la vie?
Je veux laisser mon sac de nœud
Ma douleur d'enfance, d'adolescence
Je vais sourire à la vie
Je veux vivre sans mes craintes
Une journée sans peur, sans trembler
Je ne veux plus pleurer, je veux rire
Je veux qu'on fasse couler sur mon visage des larmes de joie
J'aimerais simplement être enfin heureuse…

September 23rd, 2005

03:53 am: *****Coma sutra*****
Je coule
Je m'écroule
Encore une fois
Je me taire
Je perds
Mon sang froid, il tourne
Il tourne
Autour de moi
Caresse
Caresse mes doigts

Je tourne
Détourne le regard
Je me perds
Je laisse au hasard
J'ai peur
Je pleure
Encore une fois
Je perds mon sang froid
Coma Sutra…

Je lis
L'envie
Dans son regard
Mes gestes s'arrêtent
C'est trop tard

Je tourne
Détourne
Cette œuvre noir
Je stresse
Je laisse
au revoir
J'ai peur
Je pleure
Encore une fois
J'ai perdu mon sang froid
Coma Sutra…

August 17th, 2005

05:32 pm: *****Un matin banal*****
J'ouvre les yeux, je pose un regard perdu sur mon réveil tout en déployant mon corps comme pour le découdre de ces heures de sommeil. Il est 16 heure, le bon moment pour un café sucré rallongé par du lait demi-écrémé. Je roule de ma couche, parcoure les escaliers les yeux mi-clos à cause de la lumière qui pénètre par cette fenêtre trop petite que pour percevoir le monde.

J'embrasse ma grand-mère, caresse mon chaton. Pourquoi grandit-il si vite? On voudrait toujours les garder petits ces animaux. Je me sers une tasse de café, son odeur me réveille. J'attrape mes cigarettes et m'installe sur cette petite marche, le café me donne envie de bouger mais j'ai nulle part où aller, je reste posé sur ma marche, j'écrase ce mégot et remonte dans cette pièce orange comme tous les jours depuis un mois.

August 9th, 2005

08:16 pm: *****Mépris*****
Regarde ma détresse
J'en fait ma déesse
Tu veux que je fasse des prouesses
Je ne suis plus que paresse

Je suis épuisée par la maladie
Elle m'a laissé une amie
Je m'endors avec ma mélancolie
Elle est remplie de soucis

Je fuis ma douleur
Pour sortir de la noirceur
Je ne supporterai plus vos peurs
J'ai assez avec mes malheurs

Je me moque de vos chagrins
Je me soigne de votre venin
Je vous regarderai de loin
Je vous effacerai de mon chemin

August 8th, 2005

08:02 pm: *****Envie*****
Je m'agace de tout
Je m'exaspère partout
Comble ma mélancolie
Donne-moi satisfaction

Ma soif est sans limite
Mon désir s'amplifie
Insatisfaite je demeure
Dans mon ennui je me meurs

Je ne suis qu'une poupée
Un fil m'attache à la réalité
Une douleur qui me tient éveillée
Mes cicatrices me lient à la véracité

Je me sens isolée
Mon étagère est remplie de cendres
Je cherche un coin éclairé
Pour ne pas m'égarer dans les méandres

July 11th, 2005

10:23 pm: *****Des pensées de juillet 2005*****
Regretter ce que j’ai détesté
Un passé qui m’a fait souffrir
Une nostalgie de ce temps qui s’est écoulé
La naïveté de l’enfance
On sait que sa vie n’est pas forcément belle
Mais c’est pas grave car on sait qu’on nous aime
On ne comprend pas tous ces mots d’adulte
J’aimerais toujours être sourde face aux malheurs
Quand on est petit, maladie signifie bobo
En grandissant, on tire de ce mot des significations bien trop dures
Souffrance, Mort, Solitude, Désespoir, …
La personne que je hais le plus est celle que je regrette le plus
Deux frères que je pleure à cause d’une barrière que j’ai dressé moi-même
Les amitiés qui se dénoue par l’amour
L’amour qui rime plus souvent avec souffrir que sourire
Une routine qui s’installe quand on l’empêche de s’installer
On pleure de joie, on pleure de tristesse
On veut toujours plus, on ne se contente plus de ce qu’on a
Je pleure sur mon sort qui n’est pas plus mauvais que celui de l’autre
Je l’aime, je le veux, je détruit les liens en voulant les renforcer
Je m’accroche, je m’y prend de travers
J’ai mal

June 9th, 2005

10:21 pm: ****Elle en juin 2005****
Elle manque de confiance en elle. Elle fait subir ses états d'âme aux autres. Elle agit trop vite pour se lamenter ensuite. Elle s'engouffre dans son passé pour un moment, une éternité. Elle a du mal à voir devant elle. Elle se méprise un peu plus chaque jour. En voulant bâtir sa vie, elle démolit tout. Elle se sent inférieur aux Anges qui tourbillonnent autour d'elle. Elle les envie et devient pitoyable. Elle trouve dans la souffrance un refuge. Dans ce supplice qu'elle s'inflige, elle fait fuir les autres. Et elle souffre encore un peu plus …

Elle ne distingue pas ses tords jusqu'à ce qu'on lui fasse subir ce qu'elle a fait endurer à ceux qu'elle aime. C'est une petite fille qui a été pourrie gâtée pour combler le manque d'amour qu'elle éprouvait. Elle voudrait partir pour arrêter d'écœurer ceux qui la font s'accrocher à la vie. La mutilation la réconforte, la détruit. Elle se fait mal pour se punir de ces actes. Elle voudrait qu'on l'aime plus qu'elle ne s'aime. Elle voudrait tout sans rien donner. On devrait tout lui pardonner et elle rien accepter. Elle ne mérite pas ceux qui l'aiment.

December 2nd, 2004

10:17 pm: ***** Elle en décembre 2004 *****
Je reste là, la tête plonger dans le désespoir. Je n'arrive pas à me battre pour surmonter mes craintes. Je ne veux pas pourtant être faible, je ne demande qu'à me relever. Mais où aller chercher la force dont j'ai besoin. En moi je ne la trouve pas. Mais comment puis-je luter contre des sentiments.

Un passé lourd, un avenir instable… Je veux être heureuse de vivre, mais je n'y arrive pas. Je voudrais être à ses cotés car lui seul peut me donner cette énergie dont j'ai tant besoin. Sa voix qui me réconforte, ses paroles qui me donnent du courage et confiance en moi. Mais je suis seule chez moi avec ma nostalgie.

J'ai beau sortir de chez moi, je ne fais que penser à lui. Son odeur, sa présence, ses caresses me manque. J'ai besoin de lui plus que tout. Mais je dois apprendre à être forte, à me battre pour moi mais il fait partie de moi.

October 20th, 2004

10:14 pm: ***** Elle en octobre 2004 *****
Ce clavier sous mes doigts résonne, je raconte un morceau de ma vie à ce monde virtuel, qui ne connaît de moi que ce que je veux laisser transparaître. Je ne joue pas de jeu donc je suis que moi mais qu'une partie de moi. Un être qui ne peut point être entier à travers un écran, un être qui à du mal à se montrer entière en permanence dans la vie. Ma personnalité se décompose en petites parties charnelles à moi-même, dont beaucoup ne peuvent pas s'accorder.

Ma solitude me persécute de jour en jour, être seule dans ma chambre aux couleurs joviales quand mon âme pleure dans le mutisme de la solitude et de la tristesse. Je mets à ma bouche une cigarette, l'allume et sans m'en rendre compte je répète le geste avec une suivante et ainsi de suite durant des heures. Je me noie dans une tasse de café au regard de Calimero, cette caféine fera que je n'arriverai pas à dormir quand la nuit sera tombée et que je ne serai pas me lever pour aller au cours du lendemain. Une coccinelle se tape la tête sur les murs en espérant trouver une sortie mais dehors comme dedans elle sera seule car son espèce est morte par un temps hivernal. Je contemple la lune derrière mon petit rideau, je me sens encore plus triste, j'espère que de l'orage surgira dans le ciel, que des éclairs le découperont afin de passer mon temps à regarder ce spectacle.

Une envie d'écrire un soir comme ça un texte qui ne ressemblera à rien, car je n'ai pas envie de structuré de faire de jolies phrases, je ne tiens pas à ce que le monde me comprenne, juste envie de taper quelques mots sur ce clavier…

August 10th, 2004

10:11 pm: ***** Elle en août 2004 *****[/
Perdue devant l'immensité du vide, les gens tourbillonnent devant moi. Ils viennent perturbent ma vie et repartent comme ils sont venus. Tout autour de moi n'est plus que terne, triste et froid. J'angoisse devant ma vie qui plonge dans l'ombre. J'attends de pouvoir m'étourdir dans mes rêves, de retrouver ces couleurs vives, joyeuses et enivrantes. La lune se dresse dans le ciel, me nargue, me sourit et mes joues s'inondent de larmes, le mascara se répand sur mon visage qui n'exprime plus que tristesse, et ce désarroi de solitude extrême. Ma maison évoque pour moi l'abandon à ma mélancolie. Malgré les couleurs joyeuse et colorée de mon grenier je ne vois plus que les ténèbres de ma vie.


Lorsque le jour, se montre à ma fenêtre, je refuse de l'affronter, sanglote sous mes draps. Je souhaite de pouvoir replonger dans mon rêve où je me sentais aimée, chérie et où tout n'était que tendresse et passion. Je me cache derrière mon ombre au lieu d'avancer, je fuis sans cesse le moindre conflit qui peut m'affecter. Je désire un futur meilleur que mon passé mais ne lutte pas pour que mes rêves puissent devenir un jour réalité. Je me laisse vivre en me disant que tout est acquit. Comment puis-je en avoir conscience et ne rien faire pour y remédier? La fuite des soucis est un choix mais certainement pas le meilleur, car je ne pourrais pas fuir indéfiniment, la réalité me rattrapera encore et toujours. C'est un choix aussi lâche que le suicide. Il faut que j'arrive à vaincre cet enfant qui persiste en mon âme et conscience afin libérer la femme qui assume ses responsabilités. Je peux mettre les mots sur ce qui me touche si je le veux et enfin arrêter de me murer dans mes silences infernaux et inutiles. L'apprentissage à être forte devant les situations difficiles mettra du temps. Il faut que je regarde mes angoisses de face et ne point attendre l'accumulation des problèmes car cela me mènera à ma propre destruction.

July 6th, 2004

11:03 pm: *****Mode dépressive*****
La nuit est tombée, la lumière de la lune éclaire à peine mon visage, je suis toujours là face à cet écran, l'ennuie m'agresse et me rend impuissante. Je hais me retrouver seule face à moi-même. Les cigarettes se font rares… Mon paquet crie famine et moi au désespoir. Mes posters me rappellent à quel point je me sens seule. La musique me berce vers la mélancolie. J'irai bien me balader sous le clair de lune mais pour aller où? Nul part! Je n'ai aucune destination qui m'appelle, personne à aller voir. Ces vacances prennent une tournure tragique…

Mes anciennes fréquentations n'étaient pas des plus valables mais je ne me sentais pas aussi seule. Mieux vaut être seule que mal accompagné, j'en doute un peu. L'ennui me ronge le moral ou peut-être que c'est mon moral qui est rongé par l'ennui. Confusion dans ma tête…

Je ne sais plus de quoi j'ai envie. Je suis seulement en train de me languir de certains souvenirs… Des souvenirs que je devrais oublier, je dois faire une croix sur le passé mais je n'y arrive pas. Et si je n'y arrive pas c'est parce que je ne veux pas essayer, c'est comme quand on veut arrêter de fumer mais qu'on en a pas la volonté. J'aimerais entendre mon portable sonner toutes les 5 minutes et que l'on me propose sans cesse de bouger ou de sortir, mais il ne sonne jamais. Pourquoi je vis dans un village ou il n'y a rien à faire, à part déprimer et avoir personne à qui se plaindre.

J'aimerais pleurer pour vider ce que j'ai en moins, mais les larmes refusent de couler pour le moment, mon corps s'assèche en même temps que mon cœur…

07:01 pm: *****Passage chez moi*****
Me voilà assise devant mon pc, j'ai retrouvé ma petite chambre au plafond bas, aux murs orange. La lumière adore venir s'y frotter, les caresser. L'odeur de citron plane autour de moi, quel délice, ça sent l'été, j'aime cette odeur. Mes photos souvenirs de gens effacer de ma vie me sourient. Ma cam me regarde d'un œil fixe et tendre. La faim me ronge l'estomac, encore 8 minutes et je mange. Grrrrrrrrrrr Je ne peux résister à l'appel des cacahouète, un délice, sauf pour ma ligne.

Ha voilà mon estomac est satisfait! Mes bracelets barbelés me plaisent aussi, je suis heureuse de mon achat. Je suis toujours heureuse de mes achats. Mon écran commence à ressembler à un sapin de Noël…

Le hoquet me ré attaque par surprise, mais merde 5x par jour minimum il m'agresse sans prévenir. J'ai une de ces acides envies de faire la fête. Mais … Il faut que je me contrôle. Pfff je n'aime pas ça. Je ne sais pas quoi faire, voilà que j'étais contente d'avoir retrouver ma chambre il y a 15minutes et là je me fais chier! Trop la haine, de ne rien avoir à faire dans ce patelin pourris, qui est mon petit village. J'ai envie de me maquiller comme une salope et passer la nuit à danser en boîte, mais je resterai planter là devant cet ordi…

July 5th, 2004

06:46 pm: *****Prise de tête*****
Marre de tout, envie de tout casser,... Envie de gueuler, de partir... Mais je suis perdu dans un lieu inconnu ou les rues sont envahies par ces nuages de pollution, tout est gris, moche, les lumières rouges clignotent dans ma tête.

Pour mon bonheur je trouve un pc dans un salon, je l'allume, il est lent trop lent. Ca m'énerve!
Ce chien, Byron, le chien prisonnier, il lèche ses couilles je ne supporte pas ce bruit, la rage monte, les larmes ne veulent plus couler. Je suis épuisé de mon humeur, mais je n'ai pas envie de dormir, mais que faire d'autre? Rien!

Il fait noir dans les escaliers, je fais du bruit. De toute façon je m'en fous de réveiller les autres, je suis trop de mauvais poil. J'ouvre la porte de la chambre, j'escalade les vêtements et les livres qui se dressent sur mon passage et pour finir, je me retrouve assise devant un ordinateur. Je m'allume une cigarette dont je n'ai pas envie d'ailleurs, mais le geste me calme, du moins j'essaie de m'en convaincre.

Je n’ai plus rien à faire, il est 2h du matin, j’ai plus qu’à m’allonger dans ce lit aux draps blanc. Je ne trouve pas le sommeil, la musique sort de ce maudit pc. Je n’ai pas envie de me lever pour la couper, elle finira bien un jour de tourner. Voilà elle s’éteint, je me demande si je ne préférais pas quand elle me berçait. Je me remets à penser, et à trouver le sommeil, je pense car je ne me souviens plus du reste de cette nuit de merde. Ce n’est pas plus mal…

July 3rd, 2004

06:15 pm: *****La Galerie*****
J'ouvre les yeux, et me lève de ce matelas. Putain, il est déjà 15h24. Il faut que ce soir je bouge, je me connecte, arrange ma soirée.

Je file sous la douche, humm ce gel douche à la framboise. Je m'empare de mon rasoir, et hop la totale! Ce piercing me fait mal, je l'enlèverais bien mais je ne veux pas me faire battre par le métal, pourquoi cette connerie d'anneau me fait souffrir. J'empoigne ma serviette de bain, enroule ma chevelure qui devient rousse sous l'effet des colorations répétitives. J'ai envie de me les reteindre mais en quelle couleur? Marre de ne pas savoir ce que je veux, le matin n'est pas fait pour réfléchir.

J'ai bu trop de café et fumer trop de clopes et sous la chaleur de l'eau j'ai la tête qui tourne. Vive les hausses de tension! Voilà j'ai trouvé mon string Betty Boop, j'en suis fan! Mon top dos nu est enfilé, pas de pantalon à me mettre, la fatalité, je suis de mauvaise humeur! Je reste en string pour le moment, ça vaut mieux. J'hésite entre me remettre sur ce maudit ordinateur ou à me maquiller. Je vais me maquiller. Envie de me peinturer de noir. Voilà mes yeux sont noirs. Je me sens mieux, mais je suis toujours en string.

Bon je vais sur le pc. Je m'occupe de mon pingouin, de mes lapins et de mon ours en bois. Voilà ils sont heureux eux, ils n'ont pas de besoin de se trouver un pantalon aussi. Bon voilà il est 21h, on bouge. Après avoir fais 36 fois le tour de la ville, une place nous sourit, il était temps.

Dans le bar, on rejoint nos amis. La bière coule à flot, après 2h, la bière me saoule, je continue avec les cocktails maisons, je choisis sur la carte. Mon choix est fait, je prends un sperme d'enfer, le barman me l'offre, le deuxième aussi d'ailleurs. L'alcool commence à me monter dans le sang, et j'ai plus de cigarettes. Je rentre, vais dormir ça vaut mieux...

July 2nd, 2004

07:28 pm: *****Un rêve éveillé*****
J’ouvre les yeux, je suis allongé dans un lit. Je remarque après quelques battements de cils que ce n’est pas le mien. D’ailleurs en regardant mieux je remarque que je ne reconnais pas la chambre. Mais je peux en admirer le luxe, le lit est encadré d’un baldaquin, les draps sont de satin rose. Ils sont encore humides, remplis de ce liquide amer… Humm

Je sens entre mes jambes que je ne suis point rassasié, ce salaud ne m’a pas comblé. Je me lève, allume la radio, je pousse le volume au max. La table de nuit m’interpelle, quel beau miroir, quel beau caillou… J’en fais des lignes, jusqu'à ce qu’il ressemble à une fenêtre de prison. Ma respiration s’accélère, jusqu'à ce que je règle mon inspiration sur ces barreaux. Là je me sens satisfaite pour au moins une petite heure.

Mes fringues ne sont pas là, tant pis. J’ai envie d’un bain, je pousse cette porte et parcours cette maison ou plutôt ce manoir, je m’y perdrais. Ha voilà la salle de bain, les meubles sont en marbre rose, la baignoire est ronde et noire. Des bougies l’encerclent, je les allume une par une, elles sont parfumées à la rose. Je succombe sous le charme de cette ambiance. Tiens voilà encore la blanche de neige, il manquerait plus que cendrillon pour me les tracer. J’en inspire encore quelque unes pour l’inspiration et fais couler l’eau du bain. J’aime le bruit de l’eau qui coule, je frémis. J’y verse les huiles qui se baladent le long de l’armoire, ainsi que ces petites boules colorées.

Je me glisse dans cette eau bouillante qui fait rougir ma peau brûlante d’envie. Après cinq minutes je sors de l’eau, je m’y sens oppressée. Pas de serviette de bain, ça m’enrage, je me calme avec le contenu du miroir. Je me balade dans cette maison, en me prenant un malin plaisir a mouillé la moquette noire ! Je m’arrête devant ce miroir immense qui me fixe de mon regard. Je suis mince peut être même un peu trop. C pas grave j’aime ça. Peut être que non en fait… Je ne sais pas, ce qui est logique j’ai trop pris pour un matin. En fait, il fait nuit, la lune brille par la fenêtre, la femme d’en face me regarde avec son mari. Ils s’embrassent et il finit par la prendre par derrière. Ca m’écœure, je suis seule moi. Je descends les marches, en me demandant de plus en plus ce que je fous ici, et où c’est ici. J’aperçois une pièce qui ressemble à une cuisine, j’entre et attrape une pomme. Je mords 2 fois dedans, et la balance à travers la pièce. Quand j’entrevois un miroir qui m’appelle, je ne peux résister à cette demande…

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